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CONVERGENCES JUIFS-NOIRS  Imprimer   Envoyer par mail
 


14 novembre 2005 / 23h58
- Monde noir, Monde juif , rencontres, émancipation

communication de Philippe Boukara, maître de conférences à l’I. E.P. de Paris
En préambule Ph. Boukara rappelle ce que son intervention doit à l’ouvrage d’Annie Kriegel, Les Juifs et le monde moderne paru au Seuil en 1977.

Il constate une convergence entre les communautés juives et noires africaines sur la question de l’émancipation, convergence qui crée des liens que l’ont peut observer au niveau de trois espaces différents : l’Afrique, l’Amérique et Israël.

En Afrique les contacts entre les deux communautés ont été nombreux.

L’Ethiopie occupe une place particulière. En effet on y rencontre une population qui s’y déclare juive depuis un millier d’années : les Falashas. Il s’agit de convertis qui pratiquent un judaïsme original, dû entre autre à la méconnaissance du talmud.

La colonisation a été l’occasion de contacts : en effet les Anglais aux Juifs accordent le droit d’être des colonisateurs comme les autres en Afrique du Sud ce qui peut être à l’origine de choix moraux difficiles à assumer pour une population habituée à subir les discriminations en Europe. Par la suite, les populations juives s’engageront dans la lutte contre l’apartheid.

Madagascar a été envisagée comme une terre d’immigration dès 1936 par Léon Blum pour les Juifs d’Europe orientale. En 1940, Hitler envisage également de transformer l’île en une immense prison pour des millions de Juifs avant d’opter pour une solution plus radicale.

L’Île Maurice a servi de lieu d’internement pour les Juifs que les Anglais ne voulaient pas voir entrer en Palestine. Théodore Herzel envisage un temps la possibilité d’une installation en Ouganda pour une période transitoire avant une installation définitive en Palestine.

L’émigration en direction des Amériques est à l’origine d’autres relations.

Des Juifs ont participé à la Traite des Noirs. On a ainsi pu observer des conversions au judaïsme d’esclaves noirs dans des plantations du Surinam. L’émigration de populations juives y fut importante pendant la présence d’Hitler au pouvoir en Allemagne.

Dans les Antilles françaises par contre, le code Noir de 1685 interdit l’installation des juifs. Ce n’est qu’après la Révolution que des Juifs purent émigrer aux Antilles et se mélanger aux populations noires.

Au cours de la Guerre de Sécession aux Etats-Unis, des Juifs se trouvaient dans les deux camps. Cependant à la fin du XIX° siècle on assiste à une prise de position du judaïsme américain contre la discrimination. Les juifs s’investirent par la suite dans la lutte pour les droits civiques des Noirs américains : le rabbin Abraham Eschel participe aux manifestations aux cotés du pasteur Martin Luther King. De même des avocats juifs interviennent pour protéger les Noirs et faire appliquer les lois sur les droits civiques. On observe également que quand des maires noirs sont élus dans les grandes villes comme à New York c’est grâce aux voix de la communauté juive. On assiste cependant à quelques fausses notes depuis 1968 avec certains comportements antisémites de la part des membres noirs de la Nation de l’Islam tandis que l’histoire de l’esclavagisme est réécrite contre les juifs.

La création de l’Etat d’Israël en 1949 est à l’origine de liens particuliers entre les mondes juif et noir. Théodore Herzel souhaitait se consacrer aux populations noires après avoir résolu le cas des Juifs (mais il est décédé trop jeune).

Golda Meir, ministre des affaires étrangères, mit en place un vaste programme d’échanges avec l’Afrique noire. Israël avait l’avantage de pouvoir se présenter comme un pays neuf. Des coopérants sont envoyés en Afrique pour mener des projets de développement tandis que des Africains suivent des formations en Israël.

Moshé Dayan, ministre de l’agriculture, jugea cependant que si ces projets n’ont pas été forcément couronnés de réussite c’est parce que les bénéficiaires africains étaient moins soucieux des résultats que les coopérants israéliens.

En conclusion, Ph. Boukara s’arrête sur la situation actuelle des relations entre Israël et l’Afrique noire. L’année 1973 a marqué un tournant : les pays arabes ont incité les pays d’Afrique noire à rompre leurs relations avec Israël. Ces relations ont cependant aujourd’hui repris, y compris avec un pays où l’islam est fortement implanté comme le Nigeria.

Auteur de l’article

Fabrice Angevin professeur au collège Jean Vilar - Les Mureaux

http://ww3.ac-creteil.fr/hgc/spip/article.php3?id_article=410



Haut de page Article rédigé par Y.M - Source : http://ww3.ac-creteil.fr/
 

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Dimanche 10 octobre 2010 15h à 18h au Collège des Bernardins

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