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PEUPLES EN ESCLAVAGE  Imprimer   Envoyer par mail
 


24 avril 2005 / 13h16
- Un Mémorial à l’abolition de l’esclavage a Nantes en 2006

Un mémorial à l’abolition de l’esclavage ouvrira au public à la fin 2006, sous la forme d’un cheminement méditatif sur et sous le quai de la Fosse. Une passerelle en bois sera aménagé sous le quai avec des textes inscrits sur des parois en verre. Lors du
Un comité de pilotage, réunissant élus, experts et citoyens membres du collectif pour la commémoration, dont certains précédemment impliqués dans la manifestation des Anneaux de la Mémoire, était créé pour suivre ce projet.
En décembre 2000, le conseil municipal décidait de retenir le principe de rémunérer plusieurs artistes* en compétition pour une esquisse. La délibération donnait un cadre qui précisait le thème de la commande, le site choisi et ses contraintes urbanistiques.
Depuis 2001, le comité de pilotage s’est réuni régulièrement pour solliciter des artistes*, préciser le thème, puis choisir un projet parmi les esquisses présentées. Après une longue étape de débats et d’échanges, il a proposé de retenir Krzysztof Wodiczko, né en Pologne en 1943 et installé aux Etats-Unis depuis 1986. K. Wodiczko est un artiste engagé, internationalement connu, dont les réalisations interpellent toujours le public et invitent à une prise de conscience sur les grands drames qui déchirent l'humanité.
Krzysztof Wodiczko a proposé pour Nantes, sur le quai de la Fosse, point d’accostage des navires du commerce triangulaire qui remontaient de Paimboeuf, non pas un monument, mais un mémorial conçu comme un cheminement méditatif. Ce cheminement s’insère entre la passerelle Victor Schoelcher et le Pont Anne de Bretagne, avec en regard, de l’autre côté de la Loire, le palais de justice.
Projet artistique, le mémorial est également un projet urbain et politique.
Urbain, dans la mesure où, en inscrivant un pan de l’histoire dans le corps de la ville, il permet de poursuivre le cheminement piétonnier sur les berges de Loire, déjà entamées en amont, en projet sur l’autre rive, côté de l’île de Nantes, dans le cadre des programmes de Nantes Métropole.
Politique, dans la mesure où le mémorial qui dépasse l’histoire nantaise, est porteur d’un message fort de solidarité et de fraternité à l’intention des générations futures.
Un comité de pilotage
Celui-ci a été mis en place en juillet 2000, et depuis cette date, s’est réuni huit fois.
Il est composé d’élus et de services municipaux, de membres du collectif pour la commémoration de l’esclavage (représentants d’associations de défense des Droits de l’Homme, de l’Histoire du travail…), de représentants de la DRAC, d’experts et d’architectes urbanistes.
Les grandes étapes du projet
En juillet 2000, dès la première réunion du comité, plusieurs points étaient adoptés :
Le site du quai de la Fosse, lieu symbolique du trafic portuaire, face au palais de justice, était retenu.
Un cahier des charges était rédigé, précisant le thème de la consultation, le site retenu, ses contraintes et son contexte.
Des noms d’artistes, nationaux et internationaux, susceptibles de répondre à ce cahier des charges, étaient présentés par les membres du comité de pilotage.
En septembre 2000, lors de la seconde réunion,
Huit artistes* étaient présélectionnés parmi les dix-neuf noms* proposés par l’ensemble des membres du comité. Ceux qui ont répondu favorablement à cette consultation, sont venus à Nantes, ont rencontré les membres du comité, ont visité le site et ont reçu un ensemble de documents dont ceux relatifs aux Anneaux de la Mémoire.
En mai 2001, le comité de pilotage a rejeté unanimement quatre des cinq propositions et a souhaité un complément d’information sur le projet de Krzysztof Wodiczko. A l’issue d’une nouvelle réflexion, la décision du comité était de conclure soit au constat du caractère infructueux de la démarche et à la reprise de la procédure à son début ; soit à une reprise du projet en accord avec l’artiste. Cette orientation était adoptée à l’unanimité.
En juillet, Krzysztof Wodiczko a effectué un second séjour à Nantes où il a rencontré les élus, les services de la Ville et de Nantes Métropole ainsi que les associations Mémoire de l’Outre-mer et Anneaux de la Mémoire.
Durant le second trimestre 2001, une démarche d’échanges entre le comité et Krzysztof Wodiczko a alors été engagée qui a permis à l’artiste de présenter un projet conforme aux attentes.
Le 31 janvier 2002, l’ensemble des membres du comité ont proposé de retenir cet artiste.
En avril 2003, la décision a été approuvée par le Conseil municipal.
Un concept basé sur le parcours méditatif
Krzysztof Wodiczko proposait un projet à la fois convaincant et durable.
A la différence des esquisses des autres artistes, il ne s’agissait pas d’un monument ou d’une statue classique, mais d’un parcours méditatif qui fait le lien avec les formes contemporaines de l’esclavage “afin de garder la mémoire du passé et de mettre en garde pour l’avenir”.
Comme le rappelle Pierre Nora, “la mémoire a un rapport à la fidélité, l’histoire a un rapport à la vérité”. Un mémorial est un lieu où le visiteur se trouve mis face à un passé historique, à une histoire collective qui engage sa réflexion.
Situé quai de la Fosse, entre la passerelle Victor Schoelcher et le pont Anne de Bretagne, le projet du mémorial est donc conçu comme un parcours, comme une évocation métaphorique et émotionnelle. Le cheminement invite à la méditation. Il offrira une large vision sur le fleuve en direction de la mer avec, en face, la présence forte et symbolique du palais de justice. Relié à ce dernier par la passerelle, le mémorial affirme l’importance primordiale du respect des droits humains.
La descente vers l’eau en constitue l’une des idées majeures.
“Sa conception procède de deux gestes fondamentaux - dévoilement et immersion - qui ensemble serviront à créer une expérience à strates multiples, en profondeur, grâce à laquelle les visiteurs pourront découvrir et interpréter les diverses dimensions d’une histoire qu’ils croyaient déjà connaître” dit Krzysztof Wodiczko.

"L’Espace commémoratif"
Au débouché de la passerelle Victor Schoelcher, un terrain commémoratif va se déployer avec l’inscription dans le sol des 3 829 expéditions françaises de la traite.
L’aménagement de cette aire publique suppose la consolidation de la rive par un remblai partiel. L’opération est en cohérence avec le programme Rives de Loire de Nantes métropole.
“Le Passage” au ras de l’eau
Les concepteurs utilisent les structures existantes dont le quai du 19e siècle avec ses croisées de béton qui permettent au visiteur de descendre vers la Loire (voir plan).
Il est constitué de quatre éléments :
Sous le quai, une passerelle en bois en pente douce, submersible, longera la Loire, qui sera visible au niveau de la brèche dans le mur.
Entre les croisées de béton, des puits de lumière : des plaques de verre, inclinées à 45 %, porteront des textes abolitionnistes.
Côté Loire, dans la brèche, des containers translucides porteront des textes et des poèmes ayant trait à l’histoire de l’esclavage (cet élément sera réalisé sous réserve de faisabilité technique).
Trois chambres de mémoire – un espace d’évocation, un espace de sons et un espace de silence - creusées dans le quai inviteront le visiteur à ressentir ce passé historique avant de remonter vers le pont Anne de Bretagne(réalisation sous réserve de faisabilité technique).
Pour des raisons de sécurité, le passage comportera à chaque extrémité une grille. Elles seront fermées le soir.
Eau et lumière, clapotis de l’eau et rumeurs assourdies de la ville…
Lieu de recueillement, le passage est un espace beau et sobre, émotionnellement fort. Sorte d’archéologie portuaire remise en scène, il fait renaître les perceptions qui étaient celles des esclaves entravés dans les cales.
Les plaques de verre jouent avec la lumière et les reflets du ciel. Le verre est là pour rappeler que si l’acte d’abolition est radical, il n’en reste pas moins fragile comme le matériau choisi : le visiteur, à la fois dans la ville et isolé de la ville, est invité à s’arrêter devant un pan de l’histoire collective et réfléchir sur sa portée toujours actuelle.
La Maison de la Mer
Le comité de pilotage avait souhaité dès l’origine l’existence d’un élément vertical et repérable de la ville au sein du parcours. La Maison de la Mer, dorénavant intégrée au projet, constituera cet élément visible de loin.
Différentes fonctions lui seront affectées :
Espace d’information et de documentation (aspects historique et pédagogiques avec accueil de groupes et de classes).
Observation et réflexion sur les formes contemporaines de l’esclavage.
Lieu d’animations et d’expositions temporaires.
Prochaines étapes avant 2006
Le comité de pilotage reste associé à la réalisation du projet.
A la rentrée 2004, Krzysztof Wodiczko et Julian Bonder reviennent à Nantes. Différents éléments seront plus précisément travaillés comme :
Le choix des textes avec le comité de pilotage élargi à des historiens.
Les questions de sécurité et d’entretien du site.
Les questions techniques et réglementaires par rapport au niveau des eaux en lien avec les autorités maritimes.
La réalisation est envisagée pour la fin 2006.
* Les dix-neuf noms proposés :
Jean-Sylvain Bieth – Odile Farjat - Renée Green - Henri Guédon – Thomas Hirschhorn - Godefroy Kouassi – Ange Leccia – Salifou Lindou – Gédéon Mpando - Do Mesrine - Robert Millin – Etiye Dumia Poulsen – Joël Mjah Dooh – Claudie Poinsard – Sophie Ristelhueber - Ousmane Sow - Télémaque – Gérard Voisin - Krzystof Wodiczko - Chen Zhen.
Renseignements : 02 40 41 59 09.
http://www.nantes.fr/mairie/art_566.asp




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Jean-Michel DEVEAU Texte intégral


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